Comment fonctionnent l’autofocus et la mise au point sur un appareil photo ?

Dernière mise à jour: 23.02.24

 

C’est grâce à l’autofocus qu’un appareil photo est capable d’effectuer la mise au point automatiquement. Il fait en sorte que l’image soit nette selon la distanciation entre le photographe et son modèle. Et si vous n’avez jamais suivi de cours sur l’AF ou que vous souhaitez approfondir vos connaissances, le contenu de cet article va vous intéresser. 

 

Les différents types de collimateurs autofocus

Tous les modèles sont équipés d’autofocus, qu’il s’agisse d’appareil photo reflex, compact, hybride ou bridge, mais un focus c’est quoi ? Il est indispensable pour avoir des résultats plus satisfaisants et il est désormais possible de choisir soi-même le type ainsi que la zone d’autofocus. Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous rappelons que la signification d’AF est autofocus.

À titre de rappel, les collimateurs sont les petits rectangles et carrés qui entourent le point du milieu. Ils représentent les cellules électroniques présentes dans le viseur. Ils sont obligatoires à l’autofocus qui s’illumine lorsque la mise au point est terminée. Il est ainsi clair que les collimateurs sont essentiels au système de mise au point d’un appareil photo.

On distingue 3 sortes de collimateurs pouvant améliorer diverses techniques de photo.

Les collimateurs se démarquent par leur aspect. Le carré désigne par exemple le collimateur central et la plupart du temps, les périphériques se reconnaissent par leur forme rectangulaire. Mais ils peuvent avoir des orientations différentes surtout pour les réflexes de milieu de gamme et d’entrée, soit ils sont horizontaux, soit ils sont verticaux. Ces petits détails ont des impacts considérables sur une mise au point.

La cellule représentée par une croix ou une étoile quand il s’agit des reflets haut de gamme est incarnée par le collimateur central. Avec celui-ci l’autofocus est possible, peu importe l’exposition de la personne à photographier.

Pour faire une mise au point sur des sujets qui sont perpendiculaires, optez  pour les collimateurs de forme rectangulaire. Les termes en photographie peuvent être difficiles à comprendre pour ceux qui ne sont pas initiés au métier. En ce sens, pour vulgariser tous ces petits jargons,  nous allons partir sur quelques exemples.

Dans le cas où vous avez à photographier un sujet horizontal, le mieux est d’utiliser un collimateur rectangulaire pour avoir la mise au point technique parfaite. Si vous restez sur le même collimateur et que vous avez devant vous un individu ou un objet exposé verticalement, la mise au point de la photo risque d’être complexe, voire impossible.

Maintenant si vous choisissez un collimateur rectangulaire horizontal, sur un modèle vertical la mise au point est plausible, par contre si c’est un sujet horizontal, vous aurez beaucoup de mal à vous en sortir.

Ceci dit, si vous n’êtes pas encore sûr de vous, nous vous proposons l’utilisation du collimateur en croix ou carré parce qu’il a la capacité de traiter toutes les orientations, et cela avec une grande facilité.

Vous pouvez même expérimenter les choses à partir de votre PC. Pour ce faire, procédez à la mise au point en vous servant des collimateurs que l’on a vus précédemment sur les bords de l’écran. Vous constaterez que seules les bordures du haut et du bas seront mises au point par les rectangles verticaux et vice versa.

À travers ces quelques théories, nous pouvons déduire que les systèmes d’autofocus intégrés aux boîtiers reflex de haut standing sont les plus performants. La raison est simple : on y trouve essentiellement des cellules en étoile ou en croix. De ce fait, grâce aux collimateurs carrés, l’orientation des sujets n’est pas un souci. En employant ce genre d’accessoire, votre technique photographique ne peut que s’améliorer parce que les cellules qui servent à la mise au point seront plus nombreuses.

La grandeur des cellules autofocus

Avant tout, il est nécessaire de rappeler ou de faire savoir que le collimateur affiché est toujours plus petit que la cellule. Il est essentiel d’en tenir compte, car nous avons tendance à penser que la mise au point se passe au niveau du petit point clignotant.

À vrai dire, le processus se déroule dans le rectangle ou le carré. La plupart du temps, cela peut aller plus loin, jusqu’à avoir des conséquences sur votre technique de photographie (surtout si vous n’avez que des champs dont les profondeurs sont très faibles à votre disposition). Et comme il est difficile de contrôler le lieu de la mise au point, vous aurez un point focal flou.

Il est également connu que le mode autofocus privilégie les parties contrastées, car ces dernières simplifient souvent la mise au point. Néanmoins, en tant que sujet humain, vous avez toujours la possibilité de choisir les zones à flouter. 

Par exemple, considérons que vous participez à un shooting pour promouvoir une grande marque de bijoux. Vous voulez que la mise au point se fasse au niveau du produit, mais le dispositif AF en a décidé autrement. Finalement, vous vous retrouvez avec un cliché qui met en évidence un bijou flouté. Ce détail ne sera pas toujours perceptible par une personne lambda, mais un œil d’expert détectera à première vue le problème.  Pour éviter ce genre de désarroi, il existe une solution : procéder à une mise au point manuelle. Dans ce cas, il faut savoir discerner la netteté même si cela risque d’être assez difficile.

 

Le bon
Le mauvais
Conclusion
Prix

 

Modes d’autofocus

Dans les lignes qui suivent, nous allons voir les divers modes d’AF disponibles pour améliorer vos techniques de photographie.

Avant toute chose, il est important de savoir que la mise au point automatique varie d’un dispositif à un autre. En ce sens, le mode autofocus sur un Canon ne sera pas forcément le même que sur un Olympus ou un appareil photo reflex. Néanmoins, peu importe l’appareil utilisé, ce mode impactera toujours les photos capturées.

AI Servo /AF-C

Il est vrai que ce type de mode AF n’est pas facile à maîtriser, mais dans certains cas, il est indispensable d’y recourir pour obtenir de meilleures photos. Avec lui, l’autofocus est sans cesse actif. Quand les personnes ou les choses qui se trouvent dans votre objectif sont en mouvement, il se met au point continuellement.

Ceci dit, la difficulté repose sur le fait que vous n’aurez aucune certitude au moment de prendre vos clichés, car vous ne verrez pas de point clignotant et vous n’entendrez pas de bip pendant la mise au point. L’appareil optera donc pour le mode le plus récent lorsque vous allez appuyer sur le déclencheur. Vous l’aurez compris, pour ces raisons, il est conseillé de l’utiliser pour faire un focus quand vous êtes devant des modèles mobiles. Il est également indispensable si vous avez des profondeurs de champ assez restreintes, car dès que le sujet bouge, il est probable que l’image soit floue.

En ce sens, si vous devez capturer en photo un oiseau en vol, tentez l’expérience avec l’AI Servo /AF-C.

One Shot et AF-S

Ce deuxième mode est moins complexe et d’ailleurs, il s’agit généralement du paramètre “par défaut” des appareils. Il est employé sur plusieurs marques ; Nikon utilise par exemple AF-S, et Canon est équipé de One Shot. 

Lorsque vous photographiez des éléments immobiles, ce mode est recommandé vu sa praticité.

Pour le faire fonctionner, il faudra :

 – Appuyer à fond sur le déclencheur pour prendre la photo.

 – Être aux aguets afin de discerner le clignotement des collimateurs. En effet, lorsque vous enfoncez le déclencheur, à mi-chemin, la mise au point se fera automatiquement et vous entendrez un bip pour vous informer que l’autofocus est terminé.

 – Maintenir votre doigt sur le déclencheur et ne pas le retirer à mi-course. Eh oui, même si votre modèle bouge ou change de position, la mise au point restera intacte.

AI Focus / AF-A

Il s’agit d’un autre mode intermédiaire qui fonctionne tout comme les One Shot. Cependant, avec sa détection plus lente, il n’est pas très recommandé pour capturer en plein mouvement. Il est également important de noter que le mode d’autofocus peut être nommé différemment selon le modèle du boîtier. Pour en savoir plus, vous pourrez consulter le manuel fourni avec l’appareil.

 

Les techniques pour une maîtrise de l’autofocus et de la mise au point

Voici quelques conseils qui vous seront utiles pour maîtriser : comment fonctionne un autofocus. Pour rappel, l’AF prend vie dès que vous appuyez à mi-course sur votre déclencheur. La mise au point s’ajuste ainsi et se parfait le temps que vous puissiez caler votre cadrage.

Concernant le collimateur photo, évitez de le paramétrer automatiquement. Il est à votre charge de choisir manuellement la partie où il y aura plus de netteté. Et pour plus de rapidité lors de la sélection, l’astuce est de faire tourner la molette du bouton dédié. Cela vous permet de garder les yeux sur le viseur tout en parcourant les collimateurs. La touche de navigation peut cependant se décliner sous forme de mini joystick chez certains modèles ou se présenter directement sur l’écran tactile pour d’autres.

Dans le cas où votre sujet cible n’est pas visible sur les collimateurs, utilisez le mode One Shot / AF-S. L’autofocus avec le bouton arrière ou le back button peut aussi vous servir. Avec cette technique, l’autofocus se déclenche suite à l’appui d’un bouton autre que celui dédié pour le faire. Il s’agit d’une méthode avancée qui est assez complexe à faire.

Le problème du Back/ Front focus

Vous êtes passé à l’application, vous avez suivi toutes les consignes à la lettre, vous avez revu votre cadrage, vous avez consacré beaucoup de temps pour avoir un bon positionnement, mais vos images sont loin d’être nettes ?  Déculpabilisez-vous, le problème ne vient peut-être pas de vous. On pourra isoler 2 causes possibles liées à ce problème : la mise au point s’est faite devant le sujet  (Front) ou cette dernière s’est faite derrière le sujet (Back). 

Eh oui, si vous baignez dans le monde de la photographie depuis pas mal de temps, vous avez sûrement déjà entendu parler du Back/ Front Focus et sachez que ce phénomène ne relève pas d’un mythe.  Si ce même schéma se répète bien trop souvent, ce n’est pas le fruit d’un hasard, car le souci vient sûrement de l’AF de votre matériel qui défaille en termes de précision. La seconde mauvaise nouvelle, c’est que cette situation peut survenir incessamment, que vous bossez  sur un appareil flambant neuf ou non.

Néanmoins, une question se pose : ce désagrément provient-il de votre appareil photo ou de votre objectif ? Il est assez dur de répondre avec certitude à la question, car il peut arriver que l’objectif engendre un léger décalage d’AF lorsqu’il est monté sur un boîtier particulier et non sur un autre. Et le schéma inverse est également possible. C’est  la raison pour laquelle ces 2 éléments sont indissociables lorsqu’on se penche sur la question du Back/ Front Focus.

Fort heureusement et avec un peu de chance, vous allez pouvoir remédier facilement à ce souci qui peut parfois vous couper l’herbe sous le pied. En effet, vous avez la possibilité de procéder à un micro ajustement de l’autofocus via quelques paramétrages depuis le menu de votre appareil. Vous l’aurez compris, la correction concerne aussi bien l’objectif que le boîtier et vous allez devoir également appliquer cette dernière sur tous vos objectifs dès que vous décernez un manque de précision de l’AF.

Vous vous en doutiez sûrement, tous les appareils photo ne vous permettent pas forcément d’effectuer ce réglage, seuls ceux du milieu ou du haut de gamme possèdent cette fonctionnalité. Comment procéder ? Pour commencer, essayez de déceler s’il s’agit d’un Back ou d’un Front focus, puis entrez dans le menu de votre matériel pour corriger le tout. Pour les modèles de Canon et Sony, le réglage répond sous le nom de micro ajustement de l’AF » ; pour ceux de Nikon, décelez l’option « réglage précis de l’AF ».

Et si vous avez un reflex, un compact, un bridge d’entrée de gamme, nous vous conseillons de vous référer à un réparateur agréé dont les services sont généralement compris dans le SAV.

 

 

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